Longtemps considéré comme un univers masculin, le secteur du bâtiment, et plus particulièrement celui du second œuvre (électricité, plomberie, peinture, carrelage, menuiserie, finition…), voit émerger de nouveaux visages : des femmes, compétentes, déterminées, audacieuses. Elles sont apprenties, techniciennes, cheffes d’équipe ou encore entrepreneures, et participent activement à la transformation d’un secteur en pleine évolution. À travers leur engagement, elles cassent les codes, bousculent les stéréotypes, et ouvrent la voie à une inclusion plus juste et plus représentative des talents féminins.
Un choix affirmé, un métier passion
Pour ces femmes, s’engager dans le second œuvre n’est pas un hasard. C’est souvent le fruit d’une passion, d’une transmission familiale ou d’un désir profond d’autonomie. À l’instar d’Anita, électricienne formée à Cotonou, qui déclare : « Dès petite, je démontais les interrupteurs à la maison. Aujourd’hui, je monte des tableaux électriques pour des chantiers entiers. » Ou encore d’Afi, carreleuse de métier, qui a su gagner la confiance de ses clients par la qualité irréprochable de ses finitions.
Leur parcours est parfois semé d’embûches : regard des pairs, manque de reconnaissance, difficulté d’accès à la formation ou aux marchés. Mais leur détermination est sans faille. Leur présence dans les métiers du second œuvre est une réponse concrète aux enjeux d’égalité et de diversification dans les filières professionnelles.
Un savoir-faire au service de la qualité
Au-delà de l’engagement personnel, les femmes qui s’investissent dans le second œuvre incarnent une approche du métier souvent marquée par le souci du détail, la rigueur et la précision. Leurs compétences techniques sont reconnues, notamment dans les domaines où la finition et l’esthétique jouent un rôle essentiel. Peinture décorative, pose de carrelage, installation sanitaire, domotique : elles excellent dans des domaines où la qualité prime.
Les entreprises partenaires de la Fondation LOKO saluent d’ailleurs leur professionnalisme et leur capacité à travailler en équipe, à respecter les délais, tout en assurant des prestations à forte valeur ajoutée.
La Fondation LOKO : un levier pour l’égalité des chances
Consciente des freins encore existants à l’insertion des femmes dans les métiers techniques du bâtiment, la Fondation LOKO José Dominique s’engage activement pour promouvoir des programmes de professionnalisation, des immersions en entreprise, des modules de soft skills et un accompagnement individualisé, elle soutient les femmes désireuses d’exercer dans ces “métiers” dits masculins.
La Fondation agit également pour sensibiliser les familles, déconstruire les préjugés et encourager les employeurs à ouvrir davantage leurs chantiers aux profils féminins dans ces métiers.
Vers un secteur plus inclusif et plus innovant
En intégrant le second œuvre, les femmes contribuent à moderniser l’image du bâtiment. Elles y introduisent de nouvelles dynamiques : coopération, souci de la qualité, attention à l’esthétique et parfois même une approche entrepreneuriale novatrice. Leur présence incarne une vision inclusive du développement durable dans le BTP.
Ces portraits de femmes ne sont pas seulement des exemples inspirants ; ils sont la preuve que les métiers du bâtiment peuvent être un levier d’émancipation, de création de valeur et de transformation sociale.
Casser les codes, c’est aussi construire de nouveaux repères. Les femmes du second œuvre ne demandent pas de traitement particulier : elles demandent à être reconnues pour ce qu’elles sont, ce qu’elles savent faire et ce qu’elles apportent au secteur. À la Fondation LOKO, nous sommes fiers de les accompagner, de les mettre en lumière, et de croire avec elles que l’avenir du bâtiment se construira avec toutes les compétences, sans distinction de genre.



