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Le regard des jeunes béninois sur le secteur du bâtiment : entre ambition, défi et renouveau

Longtemps perçu comme un domaine réservé à « ceux qui n’ont pas réussi à l’école », le secteur du bâtiment a souffert d’une image réductrice. Aujourd’hui, il s’affirme comme un véritable espace d’apprentissage, générateur d’emplois qualifiés et vecteur d’innovations durables au Bénin.Les jeunes y jouent désormais un rôle central. Animés par une vision renouvelée des métiers du bâtiment, ils en renouvellent les pratiques et en réinventent l’avenir, tout en relevant les défis économiques et sociaux d’un secteur clé pour le développement du pays. Une génération qui veut construire autrement Les jeunes accompagnés par la Fondation LOKO partagent une conviction commune : le bâtiment n’est pas un simple métier d’exécution, mais un véritable levier de développement, d’innovation et de transformation sociale.Leur regard est neuf, leurs ambitions sont fortes. Ils veulent moderniser les pratiques, valoriser les matériaux locaux, intégrer les dimensions écologiques et numériques dans leurs activités.Maçons, électriciens, menuisiers, peintres ou chefs d’équipe, tous affirment leur volonté de démontrer qu’il est possible de bâtir du beau, du solide et du durable — tout en vivant dignement de son savoir-faire.Leur ambition ? Redonner au bâtiment son prestige : celui d’un secteur porteur, professionnel et ouvert à la créativité. Entre quête de reconnaissance et affirmation de soi Derrière cet élan, se cache une exigence profonde de reconnaissance. Trop souvent, les métiers techniques demeurent dévalorisés dans l’imaginaire collectif.Certains jeunes témoignent du défi qu’ils ont dû relever pour convaincre leurs familles que « le bâtiment, ce n’est pas un échec ».Grâce à leur engagement dans les programmes de la Fondation LOKO, ils trouvent un cadre structurant où s’expriment la fierté, la rigueur et la solidarité. Ils y apprennent que le professionnalisme, le travail bien fait et la cohésion d’équipe peuvent ouvrir de réelles perspectives de réussite. Une jeunesse lucide face aux défis du secteur Malgré leur passion et leur engagement, les jeunes professionnels du bâtiment restent lucides quant aux obstacles à surmonter : Ces constats rappellent que le potentiel du secteur ne pourra se réaliser pleinement qu’à travers une meilleure valorisation de ses acteurs, une professionnalisation accrue et la mise en synergie des jeunes artisans, des entreprises et des institutions. Un secteur d’avenir, à la mesure de leurs rêves Ce qui ressort avant tout, c’est l’énergie, la créativité et la volonté d’agir de cette jeunesse.Beaucoup aspirent à créer leur entreprise, à encadrer des équipes, à contribuer à des projets porteurs de sens : construction de logements accessibles, réhabilitation d’écoles, chantiers écoresponsables.Leur regard nous invite à repenser le bâtiment non plus comme un secteur « traditionnel », mais comme un espace de transformation, d’innovation et d’opportunités, à condition de leur offrir les moyens d’y croire et d’y réussir. En résumé La jeunesse béninoise ne tourne pas le dos au bâtiment ; elle y voit une promesse.Une promesse de métier, de dignité, de créativité et d’avenir.En écoutant leurs envies, leurs doutes et leurs ambitions, nous pourrons bâtir — au sens propre comme au figuré — un secteur du bâtiment plus fort, plus inclusif et plus durable.

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L’enjeu du temps dans le secteur du bâtiment : entre ressource à gérer et atout différenciant

Dans le bâtiment, le temps est partout : dans la planification d’un chantier, dans la coordination des équipes, dans la livraison d’un ouvrage. Pourtant, il reste souvent le grand oublié.Au Bénin comme ailleurs, la gestion du temps est un défi quotidien — mais c’est aussi une clé essentielle pour se démarquer, gagner en efficacité et bâtir sa réputation de professionnel fiable. Le temps, une ressource souvent sous-estimée Dans notre culture, le rapport au temps est souvent souple. Nous savons nous adapter, improviser, trouver des solutions à la dernière minute — et c’est une vraie force dans un environnement où tout ne dépend pas toujours de nous.Mais sur un chantier, cette souplesse peut vite devenir un frein : un retard sur la livraison, une coordination mal anticipée, une équipe non disponible au bon moment… et c’est toute la chaîne de production qui se désorganise. Gérer le temps, ce n’est donc pas seulement être ponctuel. C’est prévoir, anticiper, organiser pour éviter les pertes de temps, les surcoûts et les tensions. C’est aussi une marque de respect — envers les clients, les partenaires, et les collègues. Pourquoi la gestion du temps fait la différence Un professionnel du bâtiment capable de bien gérer son temps inspire confiance.Livrer dans les délais, respecter ses engagements, planifier ses interventions : ce sont des qualités de plus en plus recherchées par les clients, les maîtres d’ouvrage et les partenaires.C’est aussi ce qui distingue une entreprise artisanale solide d’une structure qui subit les imprévus. Dans un marché en pleine évolution, où les chantiers se multiplient et où les exigences augmentent, le temps devient un atout concurrentiel.Celui qui sait planifier, prioriser et tenir ses délais gagne non seulement en crédibilité, mais aussi en rentabilité. Apprendre à gérer son temps, un levier de professionnalisation À la Fondation LOKO, nous observons chaque jour à quel point la gestion du temps joue un rôle clé dans la réussite des jeunes professionnels que nous accompagnons.Savoir organiser sa journée, préparer son chantier, planifier ses interventions et respecter ses engagements sont autant de compétences qui font la différence sur le terrain. C’est pourquoi nos accompagnements intègrent toujours une réflexion sur le temps comme ressource de travail : comment le maîtriser, comment l’optimiser, comment en faire un allié plutôt qu’un stress permanent.Apprendre à gérer son temps, c’est finalement apprendre à mieux gérer son activité, ses relations, et son avenir professionnel. Prendre le temps de bien faire les choses Gérer son temps, ce n’est pas courir. C’est savoir équilibrer vitesse et qualité.Un bon professionnel n’est pas celui qui travaille le plus vite, mais celui qui sait planifier, exécuter et livrer au bon moment, dans les bonnes conditions.C’est cette rigueur, associée à notre sens du collectif et de l’adaptation, qui permettra à notre secteur du bâtiment de continuer à se renforcer et à gagner en reconnaissance. En somme, dans le bâtiment comme ailleurs, le temps n’est pas un ennemi : c’est un allié précieux.Savoir l’utiliser, c’est construire plus solidement — et durablement.

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Les pionniers tracent la voie !

Les nouvelles de notre première cohorte « Les Pionniers » témoignent de la réussite de jeunes talents et de la pertinence de l’accompagnement porté par la Fondation LOKO José Dominique. Les entreprises Rivaltec et Patrimonia Bati Concept, très satisfaites de l’implication, du sérieux et du professionnalisme des stagiaires qu’elles ont accueillis, ont choisi de les recruter à l’issue de leur stage.  Félicitations à Joël Tchegnon et Maximus Medanou, plombiers, ainsi qu’à Prudence Kounou, maçon, désormais pleinement insérés dans le monde professionnel. Deux autres Pionniers poursuivent quant à eux leur ambition entrepreneuriale : Leur parcours illustre la mission de la Fondation : accompagner les jeunes talents du secteur du bâtiment vers une insertion durable et épanouissante, qu’elle prenne la forme d’un emploi salarié ou d’un projet d’entrepreneuriat. Nos deux électriciens, Hassane Touré et Durbel Alie-Tsunum, ainsi que nos trois techniciens en génie civil, Achilas Houeto, Bertrand Kindjinou et Thibaut Accrombessi, finalisent actuellement leur professionnalisation pour proposer leurs services au marché avec excellence et engagement. Et déjà, la deuxième cohorte, « Les Futures Élites », s’engage sur leurs pas…Vous les découvrirez très bientôt !

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Célébration du premier anniversaire du lancement des activités de la Fondation LOKO José Dominique

Le jeudi 9 octobre 2025, la Fondation LOKO José Dominique a célébré le premier anniversaire du lancement de ses activités, en présence de Mme la Présidente de la Fondation. À cette occasion, elle était entourée du Préfet du Littoral, du représentant de Mme la Ministre des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, ainsi que du Président du Conseil National du Patronat du Bénin. Devant un auditoire composé de chefs d’entreprises, de tuteurs formés, de jeunes talents et de jeunes professionnels du secteur du bâtiment et du second œuvre, ainsi que de plusieurs invités de marque, M. Achille AHISSOU HODONOU, Responsable des Programmes et Innovations, a présenté le bilan moral de la première année d’activités de la Fondation.Il a mis en lumière les principales réalisations, notamment les actions menées en faveur de l’insertion des jeunes, avant d’évoquer les perspectives à venir, porteuses d’ambitions renouvelées et d’opportunités prometteuses. Prenant ensuite la parole au nom de ses pairs, M. Hassane TOURE MOUSSA, représentant des jeunes talents, a exprimé leur profonde gratitude à la Fondation et à ses partenaires, tout en adressant un message d’espoir et de détermination pour la poursuite de leur parcours professionnel. Au cours de la cérémonie, cinq entreprises partenaires ont été honorées pour leur engagement exemplaire à travers la remise de trophées dans plusieurs catégories : En clôturant cette belle célébration, Mme la Présidente de la Fondation a exprimé sa profonde gratitude envers toutes celles et ceux qui, par leur confiance et leur engagement, ont permis de donner vie à sa vision : celle d’une professionnalisation durable au service de la jeunesse et du développement du secteur du bâtiment second œuvre. Elle a enfin exhorté l’ensemble des acteurs à poursuivre cette dynamique collective, en continuant à transmettre pour construire, et à construire pour transformer durablement notre société.

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Visite pédagogique à la SNERTP : les jeunes talents au cœur de la science des sols

Ce vendredi 10 octobre 2025, les jeunes talents en immersion professionnelle sur les chantiers partenaires de la Fondation José Dominique LOKO ont effectué une visite pédagogique à la Société Nationale d’Essais et de Recherches des Travaux Publics (SNERTP-SA). Accueillis chaleureusement par le Directeur général de la société, le Docteur MOUNOU SAMBIENI Kassa Issifou, et son équipe, les jeunes ont découvert les laboratoires et infrastructures de cette structure de référence, dont les missions principales portent sur : la réalisation d’essais et d’investigations géothermiques, les études sur les matériaux et produits de construction, ainsi que les contrôles géotechniques relatifs aux travaux de bâtiment, de génie civil et de travaux publics. À travers des explications claires, des démonstrations concrètes et des échanges passionnants, les jeunes talents ont compris qu’aucun projet de construction ne peut désormais se concevoir sans une étude de sol préalable. Cette matinée d’immersion, riche en informations, a permis à chacun de mesurer l’importance du contrôle qualité et de la rigueur scientifique dans la réussite des projets d’infrastructures. La Fondation José Dominique LOKO exprime toute sa gratitude à l’équipe du DocteurMOUNOU SAMBIENI Kassa Issifou pour leur disponibilité et leur engagement à accompagner ces jeunes dans la découverte des réalités techniques du secteur. Cette expérience, riche d’enseignements, s’inscrit pleinement dans la mission de la Fondation : favoriser l’accompagnement par la pratique, rapprocher les jeunes du monde professionnel et renforcer les compétences techniques au service du développement durable du BTP.

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Jeunes talents et Entreprises : Les clés d’une intégration réussie

La Fondation LOKO a eu l’honneur de contribuer à une rencontre organisée par l’American Business Club du Bénin sur un sujet essentiel : l’intégration réussie des jeunes talents dans les entreprises. Au Bénin, le contexte est marqué par un taux de sous-emploi des jeunes de 24,2 % et une durée moyenne de chômage de plus de 5 ans pour les primo-demandeurs. De nombreux jeunes diplômés arrivent sur le marché du travail, mais manquent souvent de compétences pratiques ou de postures adaptées aux réalités de l’entreprise. De l’autre côté, les entreprises expriment un besoin croissant de main-d’œuvre compétente et durablement engagée. Ce décalage se traduit trop souvent par du turn-over, une démotivation généralisée et une faible productivité. Pourtant, lorsqu’elle est réussie, l’intégration d’un jeune collaborateur peut devenir un levier de performance et d’innovation pour l’entreprise. Quelques clés identifiées pour favoriser cette réussite : Préparer et structurer l’accueil, avec un parcours clair et des attentes partagées. Accompagner et transmettre, grâce à des tuteurs et à des feedbacks réguliers. Communiquer et reconnaître, en valorisant les initiatives et en créant un climat de confiance. Donner des perspectives et encourager la mobilité, pour projeter les jeunes dans un avenir professionnel durable. La Fondation LOKO s’engage à accompagner à la fois les jeunes et les entreprises pour transformer cette ambition en réalité. Pour les jeunes, il s’agit de renforcer leur employabilité et leur réseau professionnel. Pour les entreprises, nous proposons un appui concret au recrutement, à l’intégration et au management des jeunes talents, notamment à travers la formation des tuteurs internes et l’organisation d’ateliers d’expertise. Nous portons une conviction forte : intégrer un jeune, c’est semer aujourd’hui les leaders de demain.

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Atelier sur les Énergies Renouvelables : Enjeux et Perspectives pour le Secteur du Bâtiment

Dans le cadre de ses activités, la Fondation LOKO a organisé, le jeudi 18 septembre 2025, un atelier d’échanges sur le thème :« Énergies renouvelables et efficacité énergétique : enjeux et perspectives pour le secteur du bâtiment ». Cet événement, accueilli au sein des locaux de la Fondation, a rassemblé une diversité d’acteurs engagés : professionnels du bâtiment, jeunes talents, particuliers curieux et chefs d’entreprises mobilisés pour cet effet. L’atelier a été animé par M. SINSIN Léonide, Directeur général du groupe ARESS, expert reconnu dans le domaine des solutions énergétiques durables. À travers une intervention riche et pédagogique, il a mis en lumière : Les principales sources d’énergies renouvelables applicables au bâtiment, L’importance de l’efficacité énergétique, condition essentielle pour tirer pleinement parti des énergies renouvelables ; La nécessité de combiner efficacité énergétique et énergies renouvelables afin de réduire significativement la consommation d’énergie primaire et de bâtir des infrastructures durables, rentables et respectueuses de l’environnement. La séance s’est conclue par une session interactive de questions-réponses, offrant aux participants l’opportunité d’échanger directement avec le Directeur général du groupe ARESS, de partager leurs expériences et d’obtenir des conseils pratiques pour leurs projets. La Fondation LOKO adresse ses sincères remerciements à toutes les personnes ayant fait le déplacement et réaffirme son engagement à soutenir les jeunes talents et à mobiliser les entreprises autour de solutions durables et responsables pour le secteur du bâtiment.

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Un nouveau cap pour les talents du bâtiment second œuvre

Le 17 septembre 2025, la Fondation LOKO José Dominique a lancé un programme d’accompagnement inédit destiné aux jeunes professionnels déjà aguerris. Objectif : développer les compétences comportementales qui complètent la maîtrise technique, afin de : Améliorer la qualité, l’organisation et le pilotage des chantiers ; Répondre aux exigences des grands clients ; S’ouvrir aux innovations, aux nouvelles méthodes de travail et de gestion ; Élargir son réseau professionnel et créer de nouvelles opportunités. Ce dispositif incarne une nouvelle étape dans l’engagement de la Fondation pour l’excellence des métiers du bâtiment second œuvre.En alliant savoir-faire et savoir-être, il offre à chaque participant l’occasion de devenir un acteur reconnu, capable d’anticiper les défis de demain, d’innover et de nouer des partenariats durables. Transformer l’expérience en leadership, c’est désormais possible.

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Peut-on digitaliser le second œuvre ? zoom sur les outils simples et efficaces pour artisans et PME

Dans un secteur du bâtiment en constante mutation, la digitalisation s’impose comme un levier stratégique de modernisation, y compris dans les métiers du second œuvre. Longtemps perçue comme réservée aux grandes entreprises ou aux projets d’envergure, la transformation numérique devient aujourd’hui accessible, pertinente et nécessaire pour les artisans, les petites et moyennes entreprises qui œuvrent dans les travaux de finition, de rénovation ou d’aménagement. Le second œuvre face au défi de la productivité Le second œuvre regroupe un éventail de métiers essentiels – électriciens, plombiers, carreleurs, peintres, menuisiers, etc. – qui interviennent sur les aspects fonctionnels et esthétiques des bâtiments. Or, ces professionnels sont souvent confrontés à des difficultés récurrentes : coordination complexe sur les chantiers, gestion artisanale des devis, pertes de temps liées à l’approvisionnement ou au suivi client. La digitalisation apparaît alors comme un moyen d’optimiser les pratiques, de fluidifier les échanges, d’améliorer la qualité des prestations et, surtout, de mieux répondre aux attentes des clients en quête de transparence, de réactivité et de fiabilité. Des outils numériques simples et adaptés Contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire d’investir dans des systèmes complexes ou coûteux pour entamer sa transition numérique. De nombreux outils accessibles existent aujourd’hui pour accompagner les artisans et PME du second œuvre : Applications de devis et facturation : Des plateformes comme Tolteck, Obat ou Zervant permettent de générer rapidement des devis clairs, de suivre les paiements, d’archiver les documents comptables, tout en respectant les normes fiscales. Outils de planification de chantiers : Des solutions comme Trello, Planny, ou Kizeo Forms aident à organiser les tâches, suivre l’avancement des travaux et répartir les interventions des équipes en temps réel. Gestion des stocks et des approvisionnements : Des tableurs intelligents ou des applications comme Stocky ou Sortly facilitent le suivi du matériel, évitent les ruptures et limitent le gaspillage. Communication et relation client : Des outils comme WhatsApp Business, Google Workspace, ou HubSpot CRM permettent de structurer les échanges, d’envoyer des rappels automatisés et de fidéliser une clientèle souvent locale mais exigeante. Former pour mieux transformer La réussite de cette digitalisation repose sur l’appropriation des outils par les professionnels eux-mêmes. Il ne s’agit pas seulement d’introduire des logiciels, mais bien de repenser certains usages quotidiens pour les rendre plus efficients. La formation continue, l’accompagnement individualisé et le partage d’expériences entre pairs sont essentiels. La Fondation LOKO José Dominique, engagée dans la professionnalisation des jeunes du secteur du bâtiment second œuvre, intègre pleinement cette dimension numérique dans ses programmes d’ateliers d’expertise. En initiant les artisans aux usages simples et concrets du digital, elle les aide à valoriser leurs compétences, à structurer leur activité et à renforcer leur position sur un marché de plus en plus compétitif. Une opportunité à saisir collectivement Digitaliser le second œuvre ne signifie pas le dénaturer. Il s’agit au contraire de donner aux professionnels les moyens de valoriser leur savoir-faire, d’améliorer leur quotidien et de gagner en visibilité. La transition numérique n’est pas une contrainte : c’est une opportunité pour repenser les métiers du bâtiment à hauteur d’homme, avec des outils à leur échelle, au service de leur autonomie.

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Le savoir-faire artisanal béninois face aux enjeux de professionnalisation

Le Bénin regorge d’un patrimoine artisanal riche, pluriel et profondément enraciné dans son histoire, ses traditions et sa culture. Que ce soit dans le domaine du bâtiment, du textile, de la menuiserie, de la ferronnerie ou encore de la poterie, l’artisan béninois incarne un savoir-faire unique, souvent transmis de génération en génération. Ce capital de compétences, forgé par l’expérience et l’observation, représente un levier stratégique pour le développement économique local. Mais pour que ce savoir-faire traditionnel devienne un moteur durable de croissance, il doit aujourd’hui relever un défi majeur : celui de la professionnalisation. Un artisanat à forte valeur, mais encore trop informel L’artisanat béninois emploie une part importante de la population active, notamment les jeunes, et contribue à la vitalité économique des territoires. Cependant, il reste encore largement dominé par des formes d’apprentissage non structurées, parfois éloignées des standards de qualité, de sécurité ou de productivité exigés par le marché actuel. Le faible accès à la formation qualifiante, l’absence de reconnaissance officielle des compétences acquises sur le tas, et le manque de mécanismes de financement adaptés freinent l’ascension sociale et professionnelle de nombreux artisans. L’urgence de structurer et valoriser les parcours artisanaux Face à ces constats, la professionnalisation des artisans apparaît comme une priorité. Il ne s’agit pas de rompre avec les pratiques héritées, mais de les renforcer et de les moderniser. Cette professionnalisation passe par plusieurs leviers : La reconnaissance des acquis de l’expérience (RAE), qui permet de valoriser les savoirs pratiques existants. La mise en place de formations qualifiantes, courtes ou longues, adaptées aux réalités des métiers et aux besoins du marché. L’amélioration des conditions de travail et de sécurité sur les chantiers, gage de durabilité et de compétitivité. La sensibilisation à la gestion entrepreneuriale, au marketing artisanal et à l’innovation. L’initiation à la culture de la qualité, fondée sur des normes partagées et des labels de reconnaissance. Le rôle des partenaires dans cet élan de professionnalisation C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’action de la Fondation LOKO José Dominique, en collaboration avec les entreprises partenaires, les centres de formation, les organisations professionnelles et les pouvoirs publics. En accompagnant les jeunes issus de l’apprentissage vers une montée en compétences, en facilitant leur insertion dans des chantiers structurants, et en promouvant les métiers manuels comme vecteurs de dignité et d’excellence, la Fondation participe activement à la transformation de l’artisanat béninois. L’avenir de l’artisanat passe par la fierté et l’excellence Professionnaliser, ce n’est pas uniformiser. C’est offrir aux artisans les moyens de mieux faire leur métier, d’être reconnus pour leur expertise, et d’ouvrir des perspectives d’évolution dans un monde en mutation. C’est aussi permettre aux jeunes générations de s’engager fièrement dans des métiers manuels, en les considérant non comme des choix par défaut, mais comme des voies d’excellence. Parce qu’un pays qui valorise ses artisans est un pays qui investit dans ses forces vives, la professionnalisation du savoir-faire artisanal béninois constitue aujourd’hui un enjeu majeur de transformation économique, sociale et culturelle.    

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