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Le savoir-faire artisanal béninois face aux enjeux de professionnalisation

Le Bénin regorge d’un patrimoine artisanal riche, pluriel et profondément enraciné dans son histoire, ses traditions et sa culture. Que ce soit dans le domaine du bâtiment, du textile, de la menuiserie, de la ferronnerie ou encore de la poterie, l’artisan béninois incarne un savoir-faire unique, souvent transmis de génération en génération. Ce capital de compétences, forgé par l’expérience et l’observation, représente un levier stratégique pour le développement économique local. Mais pour que ce savoir-faire traditionnel devienne un moteur durable de croissance, il doit aujourd’hui relever un défi majeur : celui de la professionnalisation. Un artisanat à forte valeur, mais encore trop informel L’artisanat béninois emploie une part importante de la population active, notamment les jeunes, et contribue à la vitalité économique des territoires. Cependant, il reste encore largement dominé par des formes d’apprentissage non structurées, parfois éloignées des standards de qualité, de sécurité ou de productivité exigés par le marché actuel. Le faible accès à la formation qualifiante, l’absence de reconnaissance officielle des compétences acquises sur le tas, et le manque de mécanismes de financement adaptés freinent l’ascension sociale et professionnelle de nombreux artisans. L’urgence de structurer et valoriser les parcours artisanaux Face à ces constats, la professionnalisation des artisans apparaît comme une priorité. Il ne s’agit pas de rompre avec les pratiques héritées, mais de les renforcer et de les moderniser. Cette professionnalisation passe par plusieurs leviers : La reconnaissance des acquis de l’expérience (RAE), qui permet de valoriser les savoirs pratiques existants. La mise en place de formations qualifiantes, courtes ou longues, adaptées aux réalités des métiers et aux besoins du marché. L’amélioration des conditions de travail et de sécurité sur les chantiers, gage de durabilité et de compétitivité. La sensibilisation à la gestion entrepreneuriale, au marketing artisanal et à l’innovation. L’initiation à la culture de la qualité, fondée sur des normes partagées et des labels de reconnaissance. Le rôle des partenaires dans cet élan de professionnalisation C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’action de la Fondation LOKO José Dominique, en collaboration avec les entreprises partenaires, les centres de formation, les organisations professionnelles et les pouvoirs publics. En accompagnant les jeunes issus de l’apprentissage vers une montée en compétences, en facilitant leur insertion dans des chantiers structurants, et en promouvant les métiers manuels comme vecteurs de dignité et d’excellence, la Fondation participe activement à la transformation de l’artisanat béninois. L’avenir de l’artisanat passe par la fierté et l’excellence Professionnaliser, ce n’est pas uniformiser. C’est offrir aux artisans les moyens de mieux faire leur métier, d’être reconnus pour leur expertise, et d’ouvrir des perspectives d’évolution dans un monde en mutation. C’est aussi permettre aux jeunes générations de s’engager fièrement dans des métiers manuels, en les considérant non comme des choix par défaut, mais comme des voies d’excellence. Parce qu’un pays qui valorise ses artisans est un pays qui investit dans ses forces vives, la professionnalisation du savoir-faire artisanal béninois constitue aujourd’hui un enjeu majeur de transformation économique, sociale et culturelle.    

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Portraits de femmes dans le second œuvre : ces professionnelles qui cassent les codes

Longtemps considéré comme un univers masculin, le secteur du bâtiment, et plus particulièrement celui du second œuvre (électricité, plomberie, peinture, carrelage, menuiserie, finition…), voit émerger de nouveaux visages : des femmes, compétentes, déterminées, audacieuses. Elles sont apprenties, techniciennes, cheffes d’équipe ou encore entrepreneures, et participent activement à la transformation d’un secteur en pleine évolution. À travers leur engagement, elles cassent les codes, bousculent les stéréotypes, et ouvrent la voie à une inclusion plus juste et plus représentative des talents féminins. Un choix affirmé, un métier passion Pour ces femmes, s’engager dans le second œuvre n’est pas un hasard. C’est souvent le fruit d’une passion, d’une transmission familiale ou d’un désir profond d’autonomie. À l’instar d’Anita, électricienne formée à Cotonou, qui déclare : « Dès petite, je démontais les interrupteurs à la maison. Aujourd’hui, je monte des tableaux électriques pour des chantiers entiers. » Ou encore d’Afi, carreleuse de métier, qui a su gagner la confiance de ses clients par la qualité irréprochable de ses finitions. Leur parcours est parfois semé d’embûches : regard des pairs, manque de reconnaissance, difficulté d’accès à la formation ou aux marchés. Mais leur détermination est sans faille. Leur présence dans les métiers du second œuvre est une réponse concrète aux enjeux d’égalité et de diversification dans les filières professionnelles. Un savoir-faire au service de la qualité Au-delà de l’engagement personnel, les femmes qui s’investissent dans le second œuvre incarnent une approche du métier souvent marquée par le souci du détail, la rigueur et la précision. Leurs compétences techniques sont reconnues, notamment dans les domaines où la finition et l’esthétique jouent un rôle essentiel. Peinture décorative, pose de carrelage, installation sanitaire, domotique : elles excellent dans des domaines où la qualité prime. Les entreprises partenaires de la Fondation LOKO saluent d’ailleurs leur professionnalisme et leur capacité à travailler en équipe, à respecter les délais, tout en assurant des prestations à forte valeur ajoutée. La Fondation LOKO : un levier pour l’égalité des chances Consciente des freins encore existants à l’insertion des femmes dans les métiers techniques du bâtiment, la Fondation LOKO José Dominique s’engage activement pour promouvoir des programmes de professionnalisation, des immersions en entreprise, des modules de soft skills et un accompagnement individualisé, elle soutient les femmes désireuses d’exercer dans ces “métiers” dits masculins. La Fondation agit également pour sensibiliser les familles, déconstruire les préjugés et encourager les employeurs à ouvrir davantage leurs chantiers aux profils féminins dans ces métiers. Vers un secteur plus inclusif et plus innovant En intégrant le second œuvre, les femmes contribuent à moderniser l’image du bâtiment. Elles y introduisent de nouvelles dynamiques : coopération, souci de la qualité, attention à l’esthétique et parfois même une approche entrepreneuriale novatrice. Leur présence incarne une vision inclusive du développement durable dans le BTP. Ces portraits de femmes ne sont pas seulement des exemples inspirants ; ils sont la preuve que les métiers du bâtiment peuvent être un levier d’émancipation, de création de valeur et de transformation sociale. Casser les codes, c’est aussi construire de nouveaux repères. Les femmes du second œuvre ne demandent pas de traitement particulier : elles demandent à être reconnues pour ce qu’elles sont, ce qu’elles savent faire et ce qu’elles apportent au secteur. À la Fondation LOKO, nous sommes fiers de les accompagner, de les mettre en lumière, et de croire avec elles que l’avenir du bâtiment se construira avec toutes les compétences, sans distinction de genre.    

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Lancement de la deuxième cohorte : séance d’information pour les jeunes titulaires du CQM.

Le 11 août 2025, la Fondation LOKO a accueilli de jeunes diplômés du Certificat de Qualification aux Métiers (CQM) du bâtiment second œuvre pour une séance d’information et d’échanges. Objectif : présenter le Programme d’Appui à l’Insertion Professionnelle et lancer la sélection des candidats pour cette deuxième cohorte. Mme Odile NIVARD, Responsable des Partenariats et du Développement, a détaillé le contenu et les modalités d’accès au programme. Ce dispositif propose un accompagnement individualisé à chaque jeune talent, en tenant compte de ses aspirations professionnelles et de ses besoins spécifiques. Les étapes de cet accompagnement incluent : Une immersion en entreprise pour consolider et développer les compétences pratiques ; Des ateliers sur le comportement professionnel ; Des rencontres avec des experts pour stimuler l’innovation et l’excellence. Un membre de la première cohorte est venu partager son témoignage, illustrant concrètement les bénéfices de cet accompagnement. La session d’échanges a permis de répondre aux questions sur la durée, le déroulement et les perspectives offertes par le programme, renforçant ainsi la motivation des participants. Fidèle à sa mission, la Fondation LOKO José Dominique s’affirme comme un acteur clé de l’accompagnement des nouvelles générations de professionnels, leur ouvrant les portes de la réussite grâce à des outils concrets et un environnement où talent, créativité et innovation peuvent pleinement s’épanouir.

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L’innovation dans le second œuvre : et si on faisait comme on n’a jamais fait ?

Dans un secteur du BTP en mutation, où les enjeux environnementaux, sociaux et économiques imposent de nouvelles exigences, le second œuvre apparaît comme un levier stratégique pour réinventer la manière de bâtir et de rénover. Longtemps perçu comme une étape purement technique, le second œuvre — qui regroupe les travaux de finition tels que l’électricité, la plomberie, la peinture, les revêtements de sol, la menuiserie, ou encore l’isolation — devient aujourd’hui un terrain fertile d’innovation. Et si, justement, on cessait de reproduire les mêmes schémas ? Et si l’on osait « faire comme on n’a jamais fait » ? Réinventer les savoir-faire traditionnels L’innovation dans le second œuvre ne signifie pas renier les savoirs artisanaux transmis depuis des générations. Elle suppose au contraire de les enrichir, de les valoriser et de les faire évoluer à la lumière des technologies, des matériaux et des usages d’aujourd’hui. Au Bénin et dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, des artisans compétents interviennent chaque jour sur les chantiers. Mais trop souvent, leurs pratiques restent cantonnées à des modèles répétitifs, peu adaptés aux exigences contemporaines de performance énergétique, de durabilité et de confort. À travers l’innovation, il s’agit donc de revisiter les gestes, de moderniser les techniques, d’oser de nouveaux matériaux, de favoriser les démarches collaboratives, et de donner toute sa place à la créativité dans les finitions. Faire du second œuvre un espace d’expérimentation C’est dans le second œuvre que s’expriment le plus directement la qualité d’usage, le confort des occupants et l’esthétique de l’ouvrage. En intégrant des procédés innovants — domotique, éclairage intelligent, matériaux biosourcés, systèmes modulables, revêtements durables —, on peut non seulement améliorer la qualité de vie, mais aussi réduire l’empreinte environnementale des bâtiments. « Faire comme on n’a jamais fait », c’est par exemple : Former autrement les jeunes artisans à l’utilisation d’outils numériques pour simuler, modéliser et optimiser les travaux de finition ; Intégrer des matériaux locaux innovants, comme les enduits à base de terre ou les peintures écologiques issues de ressources naturelles ; Penser en cycle de vie, en anticipant la maintenance, la rénovation et le recyclage des composants dès la phase de conception. Une opportunité pour la professionnalisation des jeunes talents À la Fondation LOKO José Dominique, nous sommes convaincus que l’avenir du second œuvre passe par la capacité à penser autrement, à innover sans renier l’exigence de qualité. C’est dans cette perspective que nous accompagnons de jeunes artisans vers la professionnalisation, en leur offrant des parcours de formation exigeants et ouverts aux nouvelles pratiques. L’innovation n’est pas seulement technologique ; elle est aussi sociale, pédagogique, entrepreneuriale. C’est dans cette dynamique que nous encourageons les collaborations entre professionnels expérimentés, jeunes talents, entreprises locales et partenaires techniques. Ensemble, nous cherchons à créer une culture de l’excellence où chaque geste compte, où chaque finition reflète une intelligence collective et une volonté de faire mieux. Conclusion : oser innover, c’est construire différemment L’innovation dans le second œuvre ne doit pas être une exception mais une norme. Elle commence par un changement de posture : accepter de remettre en question l’existant, explorer d’autres chemins, croiser les compétences. Elle est à la portée de tous ceux qui veulent faire du bâtiment un secteur d’avenir. Et si, ensemble, nous faisions comme on n’a jamais fait ?C’est ce pari que la Fondation LOKO José Dominique entend relever, aux côtés de celles et ceux qui croient que chaque détail compte pour bâtir un monde plus durable, plus inclusif et plus ambitieux.

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« Santé et sécurité : Les fondations humaines du bâtiment. » 

Une équipe protégée, bien formée, bien encadrée, travaille mieux, plus sereinement et plus efficacement. Chaque accident évité, chaque geste de prévention enseigné, c’est un maillon de plus dans la chaîne de la qualité et de la pérennité des ouvrages construits. C’est dans ce cadre que le mercredi 16 Juillet 2025 a eu lieu à la Fondation Loko un atelier avec pour thème : « Santé et sécurité : Les fondations humaines du bâtiment. »  Le bâtiment reste l’un des secteurs les plus exposés aux accidents du travail. Chutes de hauteur, accidents liés à l’utilisation de machines ou à la manutention de charges lourdes : les dangers sont nombreux et variés. La santé et la sécurité ne doivent pas être perçues comme une contrainte réglementaire, mais comme un levier de performance durable. Cela passe par plusieurs actions concrètes comme les Formations régulières à la sécurité et aux gestes métiers, Culture du dialogue entre direction, encadrants et compagnons, Matériel adapté et en bon état, Organisation des chantiers favorisant les bonnes pratiques ergonomiques, Surveillance de la santé mentale, un sujet longtemps tabou, mais crucial face à la pénibilité et au stress. Ce thème a été présenté par Messieurs Romaric TONOUKOUIN Responsable QHSE de Marimag, Kodjo VUTTI de Bracelet de vie, Dr Guillaume ALOWANOU du CEPIAC et Barnabé YOKOSSI Chargé d’Etude NSIA qui ont pu éclairer tous les participants de leur expérience. Ce dernier atelier marque la fin d’une série de quatre rencontres, auxquelles vous avez contribué avec enthousiasme et engagement et qui avait traité des sujets suivants : « La Responsabilité Sociétale des Entreprises : un atout pour la performance des entreprises » « La transformation digitale de la construction : drones, imagerie et process optimisés » « Du sol à la structure : les clés de la résistance et de la durabilité des bâtiments » Nous sommes ravis de vous annoncer que ces ateliers ont rencontré un franc succès, avec un taux de satisfaction de 93 %, et ont permis de véritables découvertes pour 81 % des participants. Nous avons hâte de vous retrouver très prochainement ! De nouvelles dates d’ateliers vous seront communiquées via nos différents canaux de communication à la fin du mois d’août. Encore merci pour votre implication et votre confiance.

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Développer les compétences de vie : un levier d’insertion pour les jeunes dans le secteur du bâtiment second œuvre au Bénin

Au Bénin, le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) offre de nombreuses opportunités d’emploi pour les jeunes. Pourtant, l’accès durable à ces métiers ne dépend pas uniquement de la maîtrise des savoir-faire techniques. Aujourd’hui, les employeurs attendent aussi des jeunes qu’ils possèdent des compétences de vie, ou soft skills, qui leur permettront de s’intégrer et de progresser au sein d’une équipe de chantier ou d’une entreprise. Ces compétences de vie regroupent, par exemple, la capacité à communiquer clairement, à collaborer avec des collègues, à gérer les tensions ou à respecter les consignes et les délais. Dans un environnement de chantier où la sécurité, l’organisation et la réactivité sont primordiales, ces aptitudes sont aussi importantes que la technique elle-même. Au Bénin, beaucoup de jeunes formés dans le secteur du bâtiment second œuvre rencontrent encore des difficultés à conserver un emploi stable, faute de savoir s’adapter aux réalités du terrain. Renforcer les soft skills, c’est leur permettre de mieux anticiper les imprévus, de gérer la pression, de dialoguer efficacement avec un chef d’équipe ou un client, et ainsi de consolider leur insertion professionnelle. La Fondation LOKO José Dominique agit aux côtés de ses partenaires pour sensibiliser les jeunes à ces compétences essentielles et leur proposer un accompagnement global. En complément des formations techniques, des ateliers pratiques et des mises en situation contribuent à développer la confiance, le sens des responsabilités et la capacité à travailler en collectif. Parce qu’au-delà d’un diplôme, c’est la posture professionnelle et la qualité des relations humaines qui font la différence, particulièrement dans un secteur comme celui du bâtiment second œuvre où la coopération et la sécurité sont au cœur de la réussite des projets.

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Visite pédagogique au Port de Cotonou : une immersion concrète dans un hub logistique stratégique

Dans le cadre de leur parcours de professionnalisation, les jeunes talents accompagnés par la Fondation LOKO dans les métiers du bâtiment second œuvre ont effectué, le mercredi 26 juillet 2025, une visite pédagogique au Port Autonome de Cotonou. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de leurs compétences comportementales et de leur ouverture au monde professionnel.Accueillis avec bienveillance par Mme DAKO, Chargée de la promotion au Port Autonome de Cotonou, les participants ont bénéficié d’une présentation détaillée sur l’histoire, le rôle stratégique et les principales missions de cette plateforme portuaire, pilier de l’économie béninoise et sous-régionale.La visite a permis une immersion au cœur des activités portuaires : opérations de chargement et de déchargement, découverte des terminaux, logistique, sécurité et métiers techniques liés au fonctionnement quotidien du port. Guidés par des professionnels engagés, les jeunes ont pu poser leurs questions, observer les pratiques en temps réel et appréhender la diversité des compétences mobilisées dans cet environnement complexe et exigeant.Au-delà de l’enrichissement technique, cette expérience a constitué un temps fort de réflexion sur leur insertion professionnelle. Elle a contribué à nourrir leur ambition, à élargir leur vision des débouchés possibles et à renforcer leur motivation à s’investir avec rigueur et professionnalisme.Cette sortie de terrain illustre pleinement l’engagement de la Fondation LOKO en faveur d’un accompagnement global, conjuguant savoir-faire, savoir-être et mise en contact direct avec les réalités du monde du travail.La Fondation adresse ses sincères remerciements à Mme DAKO et à toute son équipe pour leur accueil chaleureux, leur disponibilité et la qualité des échanges.

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Du sol à la structure : les clés de la résistance et de la durabilité des bâtiments

La résistance et la durabilité des bâtiments ne dépendent pas uniquement des matériaux utilisés, mais reposent d’abord sur une compréhension fine du sol, socle de toute construction. C’est ce lien fondamental entre la qualité du terrain et la performance des structures bâties qui a constitué le cœur de l’atelier intitulé « Du sol à la structure : les clés de la résistance et de la durabilité des bâtiments », tenu ce jeudi 10 juillet 2025. Développé avec rigueur et clarté, le thème a mis en lumière les différents facteurs techniques qui garantissent la pérennité des ouvrages, de l’étude géotechnique préalable à la conception structurale adaptée. Les participants ont été sensibilisés à l’importance d’un diagnostic précis du sol avant tout projet, ainsi qu’aux choix technologiques innovants permettant d’optimiser la résistance des infrastructures face aux sollicitations naturelles et anthropiques. Au-delà de l’aspect théorique, cet atelier a été marqué par l’enthousiasme palpable des entreprises invitées, venues partager leurs expériences de terrain et innovations en matière de construction durable. Leur participation active a témoigné d’un engagement collectif vers une architecture plus responsable, où chaque acteur – ouvrier, ingénieur, entrepreneur, architecte ou urbaniste – contribue à ériger des structures à la fois solides et durables. La présentation, d’une durée de trois quarts d’heure, a été suivie d’une session interactive d’échanges et de questions-réponses, durant laquelle les participants ont pu approfondir certains points techniques et dialoguer directement avec l’intervenant principal. Cet atelier a été animé par le Docteur MOUNOU SAMBIENI KASSA, Maître Assistant des Universités du CAMES et Directeur Général de la Société Nationale d’Essais et de Recherches des Travaux Publics (SNERTP). Grâce à son expertise reconnue et à sa pédagogie accessible, le Dr MOUNOU a su captiver l’auditoire tout en instaurant un climat de réflexion et de partage constructif. Un événement marquant qui rappelle combien la compréhension du sol et la maîtrise des structures sont les piliers essentiels d’une construction résiliente.

Crédit photo: Présidence du Bénin
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Le bâtiment au Bénin : un secteur en plein développement

Le secteur du bâtiment au Bénin connaît depuis plusieurs années une dynamique de croissance remarquable. Porté par les besoins croissants en infrastructures, les politiques publiques ambitieuses et l’émergence d’initiatives privées innovantes, ce secteur stratégique joue un rôle essentiel dans le développement économique, social et urbain du pays. Une demande en forte progression La croissance démographique, l’urbanisation accélérée et la modernisation des infrastructures publiques et privées génèrent une demande continue en construction : logements sociaux, établissements scolaires et hospitaliers, bureaux, infrastructures touristiques, chantiers d’intérêt national. Dans les grandes villes comme Cotonou, Porto-Novo, Parakou ou encore Abomey-Calavi, le paysage urbain se transforme rapidement, révélant l’essor du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Des investissements publics et privés soutenus Les investissements publics dans les infrastructures de base (routes, bâtiments administratifs, écoles, hôpitaux) contribuent fortement à l’essor du secteur. Le Programme d’Actions du Gouvernement (PAG), depuis 2016, a clairement positionné le BTP comme levier prioritaire du développement national. Parallèlement, le secteur privé – notamment les promoteurs immobiliers et les entreprises locales du BTP – répond à une demande en forte croissance, en contribuant à élargir l’offre en logements, en équipements collectifs et en bâtiments à usage professionnel. Cette dynamique favorise la structuration progressive d’un véritable marché de la construction. Dans le même temps, les attentes des clients évoluent : la qualité des matériaux, l’esthétique des finitions, la rapidité d’exécution et la durabilité des ouvrages deviennent des critères déterminants. Pour y répondre, les acteurs du secteur sont amenés à monter en compétences et à s’adapter à des standards plus exigeants. L’apparition de normes techniques et de labels (sécurité électrique, étanchéité, performance acoustique, accessibilité, etc.) incite à plus de rigueur, de professionnalisme et de transparence dans l’acte de construire. Des opportunités économiques et professionnelles Avec cette croissance, les opportunités professionnelles se multiplient. Les besoins en main-d’œuvre qualifiée sont importants et diversifiés : maçons, électriciens, menuisiers, carreleurs, plombiers, chefs de chantier, ingénieurs en génie civil, techniciens de maintenance, etc. Ce dynamisme constitue une réelle chance pour les jeunes en quête d’insertion professionnelle durable, à condition de bénéficier d’une formation de qualité et adaptée aux exigences du terrain. Les défis de la professionnalisation Malgré cet essor, le secteur reste confronté à plusieurs défis : rareté de la main-d’œuvre formée, faible reconnaissance des métiers techniques, précarité de certains statuts, méconnaissance des normes de qualité ou de sécurité. Pour répondre à ces enjeux, la professionnalisation des acteurs constitue une priorité. Cela suppose le renforcement des filières de formation, la mise en place de certifications, l’encouragement des partenariats entre centres de formation et entreprises, ainsi que la valorisation du savoir-faire artisanal local. L’engagement de la Fondation LOKO José Dominique C’est dans cette perspective que la Fondation LOKO José Dominique s’inscrit, en accompagnant les jeunes formés dans les métiers du bâtiment à franchir une étape décisive vers l’emploi et l’excellence professionnelle. Grâce à un accompagnement personnalisé, des immersions en entreprise, des ateliers sur les compétences comportementales (soft skills) et des liens renforcés avec les acteurs du secteur, la Fondation contribue activement à faire du bâtiment un véritable vecteur d’inclusion sociale et d’épanouissement économique. Vers un bâtiment durable et innovant Enfin, les enjeux de durabilité et d’innovation occupent désormais une place centrale. La promotion des matériaux locaux, comme la terre crue ou le bambou, l’intégration de techniques de construction écologiques et l’usage de technologies numériques (drones, imagerie 3D, BIM) ouvrent la voie à un bâtiment plus responsable, résilient et en phase avec les défis climatiques et environnementaux. Le bâtiment au Bénin est bien plus qu’un simple secteur en développement. Il est un pilier de la transformation du pays, un levier pour la jeunesse et un champ d’innovation pour bâtir un avenir plus durable. La Fondation LOKO José Dominique s’engage pleinement à y contribuer, aux côtés de ses partenaires. Crédit photo: Présidence du Bénin

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